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« Le bonheur n’est su que perdu » : cette phrase d’Hammerklavier semblerait indiquer une conception défaitiste du bonheur chez Yasmina Reza. De fait, dans son oeuvre forte de onze pièces, six romans et trois fragments autobiographiques, il règne une atmosphère de colère, de frustration et même de violence. Cependant, examiner l’oeuvre entier de Yasmina Reza met en lumière une vision étonnamment optimiste de la sociabilité, de l’amour, du quotidien, ou des manifestations des corps. Le monde de Reza se fait, en réalité, l’écho des contradictions de ses contemporains sur tous les aspects du bonheur. Il ressort de cet examen un appel surprenant à laisser s’exprimer la joie de vivre, mais à le faire en sourdine. Grand public amateur de romans et spectateurs de théâtre, universitaires, étudiants, ainsi que professionnels du théâtre trouveront ici matière à réflexion.
Il ne fait aucun doute que la société turque et la société algérienne qui ont vécu ensemble pendant de nombreuses années à travers l’histoire s’influencent mutuellement, et que chacune contient des traces de l’autre. Ces interactions et traces se manifestent à la fois dans le monde réel et dans le monde littéraire des pays. Ce livre se focalise sur le monde littéraire et révèle l’image de l’Empire ottoman, les représentations des Ottomans et la perception de l’Autre dans la littérature francophone.
Céline a lu Nietzsche. Ce livre comble une lacune desétudes céliniennes : aucune monographie n’a jusqu’ici décrit précisément le rapport complexe que Céline a entretenu avec la pensée de Nietzsche. Guidé par le fil conducteur de la décadence, le lecteur suit l’évolution de la pensée de Céline depuis un décadentisme fin de siècle jusqu’à une mystique noire dont l’antisémitisme est le culte. Céline prend ainsi place au sein d’une génération d’intellectuels européens, tous héritiers d’un dix-neuvième siècle marqué par des interprétations variées de Nietzsche. Grâce à de nombreuses études sur Céline ou Nietzsche écrites en allemand, et traduites ici pour la première fois, la confrontation des deux corpus permet de mieux comprendre les sources et les causes du décadentisme célinien.
Dans quelle mesure pouvons-nous considérer le texte littéraire comme acte de communication interculturelle ? Cet ouvrage tente de répondre à cette problématique en mettant l'accent sur les différentes figures de l'interaction d'identités et de cultures dans Phantasia, l'oeuvre de l'écrivain tunisien Abdelwahab Meddeb, et cela dans une optique essentiellement sémiotique et communicationnelle. Il permet de voir comment ce roman représente un discours romanesque qui ambitionne le développement de la communication culturelle et altéritaire. Il explore beaucoup d'aspects comme le dédoublement, le plurilinguisme, l'intertextualité, la polyphonie, etc.
Si les notions d'exil, d'immigration ou de diaspora se sont imposées dans le champ des études sur les mouvements des populations ou des individus dans l'espace, aussi bien en sociologie, en philosophie qu'en littérature, la question de la déterritorialisation, qui en est l'une des conséquences, induit à évaluer, sous un nouvel angle la complexité du groupe social dans sa dynamique culturelle, historique voire idéologique. Le groupe social, en perpétuelle reconstruction, redéfinit les rapports entre le Moi et l'Altérité, l'individu et le collectif, la mémoire et l'espace mais surtout entre société et communauté. La déterritorialisation soulève donc un enjeu fondamental dans...
Eric-Emmanuel Schmitt est l’un des auteurs les plus lus de la littérature francophone. Cependant, son oeuvre est encore peu étudiée. Cet ouvrage propose une étude de sa pièce intitulée La Tectonique des sentiments parue en 2008. Il s’agit d’une analyse du discours théâtral du point de vue de la pragmatique linguistique, selon laquelle l’utilisation de la langue et sa structure sont conditionnées par des énonciations singulières et ont un effet sur les interlocuteurs. Cet effet est vu à la lumière de l’observation des actes du langage, du contexte énonciatif et de l’interaction communicationnelle. L’analyse stylistique du texte théâtral est également sollicitée et notamment l’étude de l’humour et de l’ironie ainsi que celle du texte didascalique mettant en relief de nouvelles catégorisations de la didascalie.
Cet ouvrage aborde l’écriture du métissage littéraire et culturel chez l’écrivain marocain Abdelhak Serhane dans son roman Les Temps noirs. En tant que romancier d’expression française, Serhane laisse infiltrer volontairement dans les interstices de sa langue d’adoption (le français) aussi bien son imaginaire marocain que sa langue maternelle (l’arabe marocain et le berbère). Du coup, tout se passe comme si la langue française subissait une mutation en devenant un simple véhicule et un support du signe tant linguistique que culturel marocain. L’ensemble de ces emprunts à la langue et à la culture première travaille le langage poétique du romancier : s’ils représentent un clin d’oeil au lecteur marocain, ils échappent au lecteur francophone non marocain, lequel se trouve dépossédé face à ces signes d’étrangeté.